Mode de vie du gnou

Le gnou est un animal grégaire ; son troupeau, dénué de réelle structure sociale mis à part en période de rut, est composé de plusieurs milliers d’individus, sur lesquels règnent les mâles dominants. Les gnous sont des animaux diurnes, principalement actifs en journée, le matin et le soir.

1) Migration :

Lorsque la nourriture est abondante et les plaines verdoyantes, le gnou est plutôt sédentaire. Il parcourt les Gnou_05_2005-07-01plaines de la savane avec ses congénères, où il passe son temps à se nourrir d’herbe courte, l’andropogon, et de graminées, qu’il rumine ensuite durant de longues heures. Il s’abreuve en général deux fois par jour, mais peut néanmoins survivre de deux à cinq jours sans boire.

En revanche, lorsque la nourriture commence à manquer, les gnous entament une période de migration saisonnière, durant laquelle ils parcourent près de 2000 kilomètres, de la Tanzanie au Kenya. Il n’est pas rare que les gnous se rassemblent avec les zèbres et les gazelles, formant ainsi de gigantesques troupeaux migrateurs constitués de plusieurs millions d’individus.
De nombreuses pertes sont à déplorer durant cette transhumance, les animaux les plus faibles se noyant durant les traversées de cours d’eau, ou étant victimes de prédateurs.

2) Reproduction :

Le mâle, pour entrer en possession de son territoire, se livre à des rituels très démonstratifs : il mugit, piétine le sol en secouant la tête, défèque et urine, et marque de son odeur les arbres avoisinants. Si un rival s’approche, un duel spectaculaire a lieu entre les deux mâles, sans pour autant aller jusqu’à la mort. Le vainqueur y gagne sa place de dominant, qui lui permet de rassembler son harem, constitué de 2 à 150 femelles et de leurs petits. Il pourra s’accoupler avec des dizaines de femelles, qui donneront naissance, au terme de huit mois de gestation, à un petit garou étonnamment véloce et capable de courir au bout de vingt minutes de vie.